La Dernière Frontière : 14 jours en Alaska en juin

Un road trip mère-fille entre fjords, glaciers et nature brute

Après un petit coup du destin qui nous a rappelé que tout peut changer, ma mère et moi avons instauré une tradition : un voyage par an, rien que toutes les deux, dans un endroit dont on a toujours rêvé. En 2025, on a choisi l'Alaska, rejointes par deux amis américains.

Deux Françaises, deux Californiens, une voiture de location, et devant nous : une nature infinie. J'avais imaginé l'Alaska comme une terre gelée et vide, héritage culturel façonné par Into the Wild ou d'autres œuvres qui dépeignent l'Alaska comme un lieu extrême, fait de pergélisol, de silence et d'isolement.

Mais l'Alaska n'est pas vide du tout. L'Alaska est vivant et pendant 14 jours, nous avons traversé des villes côtières et bas de montagne, observé des ours et des macareux (mon rêve), survolé des glaciers, et terminé notre voyage sur une langue de terre qu'on appelle le bout du monde. Voici tout ce que nous avons vu, appris, aimé, et des conseils pour votre propre voyage.

Infos pratiques

  • Budget : franchement élevé. Entre les vols depuis l’Europe, les hébergements en zones reculées et les déplacements, les coûts grimpent rapidement. Il faut également prévoir un budget important pour les excursions, souvent incontournables en Alaska : survols, croisières, sorties en bateau ou petits avions vers les parcs nationaux.

  • Quand réserver : 6 à 8 mois à l'avance. Nous avons voyagé en juin et tout réservé en octobre.

  • Transport : Louez une grande voiture : vous aurez besoin du coffre pour les couches, la nourriture et l'eau.

  • Alimentation : Les courses sont les moins chères à Anchorage, donc faites un stock de provision en arrivant. Les prix augmentent dès que vous quittez la ville.

Notre itinéraire de 14 jours

Notre vue en arrivant en Alaska depuis l’avion…

Deux semaines, c'est une durée plutôt raisonnable pour vraiment s'imprégner de l'Alaska. Voici comment nous avons structuré notre séjour :

  • 2 jours à Anchorage : parfait pour s'acclimater et explorer les montagnes et sentiers côtiers aux alentours

  • 3 jours à Fairbanks

  • 2 jours à Denali

  • 2 jours à Talkeetna : avec vue sur la chaîne Alaska, idéal pour des randonnées ou des survols en avion

  • 2 jours à Seward : porte d'entrée des Kenai Fjords, des glaciers et de l'observation des baleines

  • 4 jours à Homer : notre dernier chapitre sur la péninsule de Kenai

« Malgré toutes les photos que Leni avait vues et tous les articles et livres qu’elle avait lus, elle n’était pas préparée à la beauté sauvage et grandiose de l’Alaska. C’était un endroit d’une immensité surnaturelle, magique, un paysage sans pareil de montagnes élancées blanches et tapissées de glaciers qui couvraient l’horizon, de pointes affûtées qui s’élevaient dans un ciel bleu vif dégagé. La baie de Kachemak semblait une feuille d’argent martelée dans la lumière du soleil. Des bateaux la constellaient. L’air avait une intense odeur de mer. Des oiseaux marins flottaient dans le vent, plongeaient et s’élevaient sans effort.  »
— Le paradis blanc de Kristin Hannah

Anchorage

Nous avons atterri à Anchorage après un long voyage depuis Paris (via Seattle-Tacoma) et récupéré la voiture qui allait devenir notre QG pour les deux semaines à venir.

Turnagain Arm

Notre première vraie journée a commencé par une route longeant Turnagain Arm, au sud d'Anchorage. Venant d'Europe, où les beaux paysages ne manquent pas  (surtout en France) je ne pensais pas être à ce point saisie dès les premiers 

Arrêts panoramiques et petites randonnées :

  • McHugh Creek (notre arrêt)

  • Potter Creek Trail

  • Windy Corner

  • Falls Creek

  • Réserve côtière de faune + vélo jusqu'à Earthquake Park

Nous avons rejoint la réserve côtière “Anchorage Coastal Wildlife Refuge”, une zone humide préservée pleine de canards, d'oies et d'oiseaux migrateurs, créée en 1971 pour protéger la faune et ses habitats. Elle s'étend de Point Woronzof à Potter Creek et couvre une grande partie des marais côtiers et des vasières intertidales d'Anchorage.

Je recommande de se promener sur la promenade en bois, jumelles en main. Vous y apercevrez toutes sortes d'oiseaux aquatiques (ceux qui me connaissent savent : j'ai un faible pour les oiseaux) et parfois même un rat musqué.

L’après-midi, nous avons loué des vélos pour parcourir le Tony Knowles Coastal Trail, une piste de 18 km qui longe l’océan. Nous nous sommes arrêtées à Earthquake Park, avons regardé les avions atterrir à quelques mètres au-dessus de nos têtes, puis nous avons vécu un moment irréel sur le trajet retour: un petit ours noir a traversé le sentier juste devant nous. Notre toute première rencontre avec la faune sauvage en Alaska. Tout au long du parcours, la nature était partout, notamment avec de nombreux oiseaux. J’y ai observé des grues, ainsi que des Bald eagle (je fais mon anglophone), majestueux au-dessus du paysage.

Recommandation gourmande : Glacier Brewhouse

Fairbanks

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À 580 km au nord d'Anchorage, Fairbanks offre un Alaska différent : plus local, plus ancré dans l'histoire.

Si vous devez couper la route entre Anchorage et Fairbanks, faites une halte au Denali Visitor Center pour voir le chenil. Nous l'avons fait et avons appris l'histoire des chiens de traîneau dans le parc national de Denali. Ils occupent une place très importante dans l'histoire de l'Alaska : avant les transports motorisés, presque chaque famille dépendait d'une équipe de chiens pour se déplacer, chasser, commercer ou voyager entre villages. On peut les approcher de près et nous avons eu la chance d'y voir une portée de chiots (en pleine sieste, bien sûr).

Un musée s’impose…

Je ne serai pas moi si je ne forcai pas tout mon groupe à aller visiter un musée…donc! À Fairbanks, le University of Alaska Museum of the North retrace l'histoire et la culture des différentes régions de l'Alaska. Nous y avons “rencontré” « Blue Babe », un bison des steppes vieux de 36 000 ans : la seule pièce du Pléistocène congelée dans le pergélisol exposée au monde. Ça m'a vraiment impressionné de voir comment les scientifiques ont pu reconstituer son histoire à partir de son corps : des griffures à l'arrière et des marques de morsures sur la peau indiquent qu'il a été tué par un lion américain de l'Âge de glace.

Le Centre-ville

Dans le centre de Fairbanks, nous avons découvert une petite statue et des panneaux d'information dédiés au peuple Athabascan, les habitants autochtones de la région depuis des millénaires. Nous avons ensuite fait un court trajet jusqu'au Village du Pôle Nord (à 15 min de Fairbanks), où des boutiques entièrement consacrées à Noël vous attendent toute l'année.

Recommandation gourmande : Pagoda Chinese Restaurant à North Pole

Croisière Riverboat Discovery

Cette excursion de trois heures sur la rivière Chena est une des meilleures choses que nous ayons faite à Fairbanks. À bord d'un authentique bateau à vapeur, vous assistez à une démonstration d'hydravion en direct, longez des sites historiques, et passez devant le chenil Trail Breaker. C'est là que nous avons entendu parler de Susan Butcher, quadruple championne de l'Iditarod, présentée par sa propre fille Tekla. À terre, dans le village de Chena, vous découvrirez le mode de vie traditionnel des Athabascans (cabanes en épicéa, pelleteries, méthodes de conservation alimentaire) un peuple qui vit dans cet environnement depuis plus de 10 000 ans. Je recommande tellement cette excursion, surtout si vous connaissez peu l'histoire de l'Alaska.

Chena Hot Springs

Je l'admets, les sources chaudes ne sont pas vraiment mon truc. Si c'est le vôtre, ça vaut certainement le détour, mais pour moi le plus beau, c'était surtout les alentours. Nous avons randonné dans le coin… en étant rapidement attaquées par un million de moustiques. Je n’exagère qu’à peine! Sur le trajet, en voiture, nous avons eu la chance d'apercevoir des élans, et surtout une mère avec son veau en lisière de forêt. 

Large Animal Research Station (LARS)

Ce centre de recherche propose des visites autour de sa mission : soutenir la recherche, l'éducation et la sensibilisation autour des animaux d'Alaska. Elle joue un rôle dans la recherche biologique et sert de ressource pédagogique pour les étudiants en biologie, en faune sauvage et en médecine vétérinaire.

On peut y observer de nombreux animaux de près… et lors de notre visite, nous avons assisté à un combat de bœufs musqués. Ca en fait du bruit laissez moi vous le dire…

Denali

« Pourtant, il faut accepter de rester là, vulnérable et le cœur ouvert à l’inconnu, cet inconnu que l’on peut trouver ici… s’il ne vous trouve pas avant. »

Danielle Rohr, Denali Skies

Nous avons séjourné à Denali même pour aller dans le parc national. À l'entrée du parc, deux centres d'accueil fournissent des cartes et conseils (et vendent des stickers et tout autre babiole très sympa comme souvenir ou pour coller dans un carnet de voyage…je dis ca je ne dis rien)

La Park Road de Denali s'étend sur 148 km dans le cœur du parc, mais elle est interdite aux véhicules privés. La meilleure façon de l'explorer est en bus commenté : nous avons opté pour la visite de 5 heures, et sans hésiter c’était la bonne décision. Pas besoin d'être un aventurier aguerri pour profiter de Denali : la faune y est étonnamment accessible (après si vous êtes partants, je pense que ca vaut le coup d’aller marcher dans le parc …EN RESTANT SUR LES SENTIERS! )

Y étant allées en été, il faisait très très chaud …et notre guide nous avait prévenus que par cette chaleur, les animaux sont moins actifs, qu’il ne fallait pas s’attendre à voir beaucoup de faune sauvage. Mais l'Alaska en avait décidé autrement, et nous avons observé des mouflons de Dall (oui certes on a juste vu de petits points blancs sur les falaises mais le zoom de ma caméra m’a confirmé ce que le guide disait), des caribous s’allongeant sur la neige (il y en avait malgré les températures, ne me demandez pas comment), des lièvres arctiques et aussi (petit hightlight) une ourse avec son ourson qui ont traversé la route juste devant notre bus!

Recommandation gourmande : 49th State Brewing Denali Park (et vous y trouverez une réplique grandeur nature du Magic Bus du film Into the Wild)

Au début des années 1990, Christopher McCandless, voyageant sous le nom d’Alexander Supertramp, part explorer l’Alaska avec le désir de vivre une existence réduite à l’essentiel. En 1992, il s’aventure seul dans l’arrière-pays, avec un équipement minimal, déterminé à survivre grâce à la nature. Au cœur de la wilderness, près de la rivière Sushana, il découvre un bus abandonné qu’il transforme en refuge : celui que l’on appellera plus tard le « Magic Bus ».

Vous connaissez sûrement son histoire, qui est devenue mondialement connue lorsque le journaliste et écrivain Jon Krakauer publie Into the Wild en 1996. Le livre connaît un immense succès international avant d’être adapté au cinéma en 2007 avec Into the Wild. Et moi j’ai une revue sur un autre de ses romans si jamais…je dis ca comme ca…

Bon le nom de la ville vient bien de quelque part. Donc, Denali, le plus haut sommet d'Amérique du Nord, domine la chaîne Alaska sur plus de 260 km. Son nom vient du peuple Athabascan Koyukon (signifiant « la Grande ») et la montagne a été vénérée pendant des générations comme un lieu sacré, symbole de force et d’endurance. Mais ne vous attendez pas à le voir clairement : en raison de sa hauteur, il est souvent caché dans les nuages. 

Pour les meilleures vues, je vous conseille de ne pas rester à Denali même. Poursuivez vers…

Talkeetna

Talkeetna est petit, minuscule même …à peine 1 000 habitants. Situé au confluent de trois rivières glaciaires, ce bourg tire son nom du mot Dena'ina K'Dalkitnu (« rivière d'abondance ») et en se tenant au bord de l'eau, à regarder couler ce flot d'un bleu intense, on comprend immédiatement pourquoi.

Survol de la chaîne Alaska

Si vous voulez vivre quelque chose d'inoubliable et de très émouvant (pour ma part, j'ai pleuré pendant l'activité, et pas de tristesse), je vous recommande de tout cœur un vol panoramique pour approcher de près « la Grande » depuis les airs.

Nous avons réservé avec Talkeetna Air Taxi (formule Southside Explorer, sans atterrissage sur glacier, autour de 250 $/personne). Si votre budget le permet, ajoutez l'atterrissage sur glacier : le prix double, mais l'expérience aussi (j’espère pouvoir un jour y retourner pour le faire moi-même…)

Les vues sur la Grande Gorge du glacier Ruth, l'Amphithéâtre Don Sheldon, et ces rivières de glace d'un bleu électrique… dépassent les mots.

Excursion Mahay's

Le train vous emmène à environ 40 km dans la forêt, s'arrêtant à Curry, ancienne station chic du début du XXe siècle dont il ne reste plus que les fondations du grand hôtel de 1923. Il ne reste plus que les fondations du grand Curry Hotel (1923). 

Inclus, il y a aussi l’exploration guidée d’un petit sentier assez court de rando á travers la forêt, et écoutez-moi bien: emportez un spray anti-moustiques si vous y allez en été, je vous assure : VOUS EN AUREZ BESOIN. 

Pour finir, vous montez sur un jet boat sur la rivière Susitna. Sur la rive, un sentier interprétatif vous présente les premiers habitants de ces lieux : les Dena'ina, qui pêchaient et prospéraient dans cette riche vallée fluviale, et les premiers trappeurs et pionniers dont le mode de vie était fait de survie et d'autosuffisance.

Recommandation gourmande : My Mom's Thai Tastes Talkeetna (incroyable mais vrai : c'était le meilleur Pad Thaï au tofu de ma vie, j'y pense encore aujourd'hui)

Pour en savoir plus sur la ville de Talkeetna, cliquez ici.

La route entre Anchorage et Seward dure 5h et nous nous sommes arrêtés au Alaska Wildlife Conservation Center pour faire une pause de mi-trajet. C’est un sanctuaire à but non lucratif qui recueille et soigne des animaux blessés ou orphelins. Lorsqu’ils ne peuvent pas être relâchés dans la nature, le centre leur offre un habitat adapté et des soins à vie.

Si vous vous demandez si vous aurez l’occasion d’observer la faune alaskienne, le AWCC est probablement l’endroit idéal : beaucoup des espèces emblématiques de l’Alaska y sont réunies (ours bruns et ours noirs, élans et wapitis, bœufs musqués et bisons des bois, caribous et rennes et même des loups, renards et coyotes)

Comme la Large Animal Research Station à Fairbanks, le centre participe également à plusieurs programmes de conservation, notamment au projet historique de réintroduction du bison des bois dans la nature alaskienne, plus de cent ans après sa disparition.

Seward : portes ouvertes sur l'océan

Seward est une petite ville balnéaire encadrée de montagnes et d'océan, et la terre ancestrale du peuple Alutiiq (Sugpiaq), qui vit sur ces côtes depuis des millénaires.

A mon sens, elle est incontournable dans tout voyage en Alaska : la Resurrection Bay et le parc national des Kenai Fjords comptent parmi les meilleurs endroits au monde pour observer la faune marine. Depuis notre Airbnb, les premières rencontres n'ont pas tardé : on a dès notre installation vu des phoques, des loutres de mer jouant ensemble et des pygargues à tête blanche.

Excursion en bateau à la journée: 8h en mer, accrochez-vous 

C'est le clou du séjour à Seward. Nous avons navigué avec Major Marine Tours pour une sortie de 7h30 couvrant Resurrection Bay, le Bear Glacier (un glacier piémontais se jetant dans un lagon), la baie d'Aialik et ses deux glaciers. Vous passerez également devant les îles Chiswell, partie de la réserve naturelle maritime nationale d'Alaska, et les rochers à lions de mer de Steller.

Quand nous l’avons fait, la faune semblait être venue à notre rencontre : des orques, deux baleines à bosse, des lions de mer sur les falaises, et des macareux rasant la surface de l'eau (vraiment le meilleur moment du voyage pour moi, oui je parle des macareux). La capitaine nous a même demandé qui, à bord, nous avait porté autant chance. Je ne voulais pas paraître faussement humble, alors je lui ai avoué que c’était moi.

Recommandation gourmande : Flamingo Lounge (on a tellement aimé qu'on y est retournées deux fois)

Homer: le bout du monde

« La baie de Kachemak semblait une feuille d’argent martelée dans la lumière du soleil. Des bateaux la constellaient. L’air avait une intense odeur de mer. Des oiseaux marins flottaient dans le vent, plongeaient et s’élevaient sans effort. » - Le Paradis Blanc de Kristin Hannah

Nous avons passé quatre jours à Homer, avec un séjour réparti : 2 nuits à l'extrémité du Homer Spit, cette langue de terre de 7 km qui s'avance dans la baie de Kachemak. J'ai adoré !!! entourée d'eau cristalline, des plages bordées de boutiques et de bars. Nous avons beaucoup marché ici le long de l’eau. Puis 2 jours à l'hôtel Ocean Shores, avec de belles vues sur les montagnes.

Recommandation gourmande (pour le petit déjeuner, qu’on a pris là-bas 3 fois de suite) : le Duncan House

« La célèbre pointe de Homer, dont elle avait lu la description, était une langue de terre de sept kilomètres qui dessinait une courbe dans la baie. Des cabanes perchées sur des pilotis formaient un fouillis coloré au bord de l’eau, avec des airs de carnaval : un endroit où les voyageurs aventureux pouvaient faire une dernière étape et remplir leurs sacs à dos avant de s’enfoncer dans les régions sauvages de l’Alaska.  »
— Le Paradis Blanc de Kristin Hannah

Seldovia, ou The Great Alone

À seulement 45 minutes de ferry depuis Homer, vous débarquez à Seldovia, une petite communauté côtière nichée de l'autre côté de la baie de Kachemak à laquelle on ne peut accéder que par bateau ou avion. Seulement 300 habitants à l'année. Surnommée la « Cité du charme discret », et ça lui va très bien. Aucune route n'y mène : on ne peut y arriver qu'en bateau ou en avion.

Historiquement, Seldovia était un comptoir commercial important : les marchands de fourrures russes y mouillaient pour chercher des peaux de loutres de mer et du bois pour réparer leurs navires.

Et si vous êtes lecteur/rice, vous reconnaîtrez peut-être Seldovia : c'est le décor du roman The Great Alone (le fameux Paradis Blanc que je cite depuis tout à lheure) de Kristin Hannah.

On peut en faire le tour à pied en quelques heures. Nous avons erré sans plan précis et adoré ça, mais l'Otterbahn Trail (un court chemin forestier menant à une plage) est le sentier que tout le monde conseille.

Lake Clark : la rencontre de ma vie avec les ours

Katmai National Park and Lake Clark National Park

Homer est aussi idéalement situé pour rejoindre deux autres endroits extraordinaires : le parc national de Katmai et le parc national de Lake Clark, deux des meilleures destinations pour observer des ours bruns en pleine nature.

Sur le Spit, plusieurs petits bureaux proposent des excursions à la journée en avion vers ces zones protégées. Initialement on souhaitait aller aux chutes de Brooks (si vous avez vu Frère des Ours de Disney, vous savez : c'est l'endroit mondialement connu où les ours attrapent les saumons en plein vol), mais le budget ne nous a pas permis de l'aligner.


Alors, nous avons choisi le parc national de Lake Clark avec Alaska Bear Adventures. Le matin, nous avons retrouvé les guides et le reste de notre petit groupe pour un briefing de sécurité, puis embarqué dans un minuscule avion qui a décollé au-dessus de la baie. Quarante minutes plus tard, nous atterrissions directement sur la plage, à l'intérieur du parc national de Lake Clark.

Chaque groupe était accompagné d'un guide. La plupart des gens sont partis vers l'intérieur des terres, en direction d'une vallée, pour chercher des ours. Mais notre guide nous a arrêtées immédiatement : un ours se trouvait déjà là, sur le rivage, en train de creuser le sable pour chercher de la nourriture. Nous avons suivi les consignes et nous nous sommes approchées lentement, en gardant une distance de sécurité. L'ours savait que nous étions là, nous a jeté un coup d'œil, et a continué… complètement indifférent. Un peu surréel quand même.

Un dernier verre au Salty Dawg Saloon

Aucune visite de Homer n'est complète sans s'arrêter au Salty Dawg Saloon, un monument du Spit. Le bâtiment date de 1897,  l'une des toutes premières cabanes construites à Homer. Aujourd'hui c'est un bar au charme bien particulier : ses murs (et son plafond) sont couverts de milliers de billets de banque laissés par des visiteurs du monde entier. La tradition a commencé il y a des décennies, quand un voyageur a épinglé un billet avec un mot disant qu'un ami passait plus tard et pourrait s'en servir pour payer un verre. L'idée a collé… littéralement. Depuis, les gens signent un billet, l'épinglent, et laissent une trace de leur passage : totalement kitsch, vraiment cool.

Alors si vous y allez… essayez de trouver le mien :)

Une galerie photo pour vous inspirer et vous convaincre si vous n'avez pas encore commencé à planifier votre voyage vers la Dernière Frontière…Prenez le temps. Réservez tôt. Et laissez-vous surprendre !! Et surtout envoyez moi des photos de votre voyage si mon article vous a inspiré.

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Une carte postale de Californie